
un billet comme je les aime, certains parlent de pouvoir d'achat, de libertés democratiques et autres reves qui tardent à se realiser, mais oublient un des pilliers des pilleurs !La lumière au bout du fond de la classe
La grève des lycées, au début timide comme une collégienne, s’est finalement étendue à tout le pays et même la wilaya d’El Tarf, dont la spécialité folklorique est « le 99,99% avec le debout », s’est jointe à l’opération. Pour les organisateurs du mouvement, c’est donc un franc succès et pour Boubekeur Benbouzid, l’inamovible ministre de l’Education, une épreuve à surmonter stoïquement, comme un examen annuel. Mais au-delà de la fin annoncée de l’UGTA et de toutes les métastases du régime, la grève pose un problème de fond : peut-on influer sur les évènements en Algérie ? Peut-on faire plier un ministre et un programme dans un pays où tout, de la subvention du grain de semoule à l’octroi d’une concession pétrolière, se décide au-dessus des nuages, entre El Mouradia, les Tagarins et Dély Ibrahim ? A première vue, dans un système aussi fermé, où l’oxygène est rationné officiellement pour raisons de sécurité, non. A seconde vue, peut-être. Sauf que le dialogue entre la tutelle et les grévistes, tel que présenté par l’ENTV, est effrayant.
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Chawki Amari
Alger, 21 janvier 2008

















































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