samedi 11 octobre 2008

Nos universitaires, entre misère sociale, mediocrités et suicides


Je vais vous avouer un secret de polichinelle, j'aime lire le Quotidien arabophone Echorouk, en fait, c'est plus pour ne pas me "deconnecter" de la vie de mes compatriotes et la realité de mon pays qu'un reel plaisir de sa lecture !

j'ai remarqué içi ou la, beaucoup d'Algeriens s'insurger contre ce "deversoir à betises" en guise de journal d'infos, en realité, ils ont tord et meme absolument tord, ce journal reflète l'amère realité et l'image hélas trés fidele de ( trop ) nombreux algeriens, si on rajoute son interactivité online, on dois meme le remercier d'exister, si on savait ce qu'etait "le bon vieux temps" avec El Moudjahid ou son equivalent arabophone d'Ec-Chaab , ils comprendraient alors ou se nicherait leur erreur !
Aujourd'hui encore, j'ai lu un article poignant sur le suicide d'un etudiant à Annaba, qui aurait laissé une lettre à ses parents en guise d'adieu, ce phenomene de suicide de notre jeunesse, universitaire de surcroit, est le meilleur argument plus que celui des haragas d'ailleurs pour montrer et demontrer l'incapacité manifeste de nos dirigeants à changer quoi que ce soit au pays, et avec le contexte actuel, peut on encore esperer ?

je voudrais pour la meme occasion parler de ma nièce que j'ai eu au telephone cette semaine,, j'ai fait spontanement le lien entre les deux, il se trouve que non seulement universitaire comme ce malheureux jeune homme mais prépare meme son doctorat ( specialisée en chimie ),....faute de n'avoir rien trouvé à faire dans cette algérie qui marche sur sa tete ! mais en realité, le doctorat en question, personne n'y crois, meme pas elle meme à mon avis, etudier par dépit, en ayant un statut d'eternelle etudiante miserable malgré de longues années de sacrifices et l'age aidant, il faut avoir la tete bien froide pour s'accrocher et faire semblant de ....survivre !

alors pour ceux et celles qui s'etonnent du suicide d'un universitaire en Algerie, je peux temoigner qu'avec un confort meilleur, on risque de tomber de la meme façon, trop de frustrations, trop d'injustices, trop d'oisivités, trop de tout, et le soir dans son lit en allant se coucher, on y pense et on se dit qu'on est ....rien, qu'on vaut rien ! meme en préparant un doctorat ! j'ai peur pour ma nièce...

que ce soit pour les catastrophes naturelles, les inondations, et tout le reste, la reponse de nos autorités est resumée par Dilem : tout baigne !



violence a annaba