mercredi 30 avril 2008

Top100 du Web 2.0

voici une liste fort interessante des principales applications du web



une autre liste assez riche

mardi 29 avril 2008

amusez vous avec vos photos et images



voici un lien fort amusant quand on veux s'amuser à embellir une photo,une image trouvée sur le net ou une creation
le site est en anglais, mais assez intuitif
la premiere image est ma propre creation, la tchippa est toujours en vogue en algerie de 2008, ca merite d'etre mise en vedette pour ne pas oublier que c'est l'origine d'un des principaux maux du pays !







jetuil nousvousils

animation flash autour de honda

animation flash assez amusante pour ceux qui aiment les bagnoles !















lundi 28 avril 2008

la vie n'attend pas

j'ai envie de relayer cette histoire un peu tristounette mais pleine de sagesse, la vie n'attend pas, le mieux c'est de vivre le présent et intensement si possible

il était une fois... un garçon qui naquit malade.
D'une maladie qui n'avait pas de cure. Il avait 17 ans et pouvait mourir à n'importe quel moment. Il vivait toujours chez sa mère sous l'attention de cette dernière. C'était dur et il décida de partir seulement pour une fois. Il demanda la permission à sa mère qui la lui donna.
En marchant dans son quartier, il vit beaucoup de boutiques. En passant devant un magasin de musique et en regardant la vitrine, il nota la présence d'une fille très tendre de son âge. Ce fut le coup de foudre. Il ouvrit la porte et entra en ne regardant qu'elle. En s'approchant peu à peu, il arriva au comptoir où elle se trouvait. Elle le regarda et lui demanda en souriant : "Je peux t'aider?" Il pensa que c'était le sourire le plus beau qu'il avait vu de toute sa vie. Il sentit le désir de l'embrasser en ce même instant. Il lui dit en bégayant : "Oui, heeeuuu,... J'aimerais acheter un CD". Sans réfléchir, il prit le premier qu'il vit et lui donna l'argent. "Tu veux que je te l'emballe ?" demanda la fille en souriant de nouveau. Il répondit que oui, en bougeant la tête, et elle alla dans l'arrière-boutique pour revenir avec le paquet emballé et le lui remettre. Il le prit et sortit du magasin. Il s'en alla à sa maison, et depuis ce jour, il alla au magasin tous les jours pour acheter un CD. Elle les lui emballait toujours, pour qu'ensuite il les emporte à sa maison et les range dans son armoire. Il était trop timide pour l'inviter à sortir, et, même s'il essayait, il n'y arrivait pas.
Sa mère fut mise au courant de cela et tenta de l'encourager à s'aventurer, de sorte que le jour suivant, il s'arma de courage et se dirigea au magasin. Comme tous les autres jours, il acheta une fois de plus un CD, et comme toujours, elle s'en alla derrière pour l'emballer. Elle prit donc le CD et pendant qu'elle l'emballait, il laissa rapidement son numéro de téléphone sur le comptoir et s'en alla en courant du magasin. Le lendemain, Ringggg!!! Sa mère répondit: "Allô?", c'était la fille qui demandait pour son fils et la mère, inconsolable, commença à pleurer pendant qu'elle disait : "Quoi, tu ne sais pas ?. Il est mort hier".
Il y eut un silence prolongé, excepté les lamentations de la mère. Plus tard, la maman entra dans la chambre de son fils pour se rappeler de lui.
Elle décida de commencer par regarder ses vêtements de sorte qu'elle ouvrit son armoire. Elle eut la surprise de se heurter à des montagnes de CD emballés. Aucun n'était ouvert. Le fait de voir autant de CD la rendit curieuse et elle ne résista pas : elle prit un CD et s'assit sur le lit pour l'ouvrir ; en faisant cela, un petit bout de papier tomba de la boîte plastique.
La maman le rattrapa et le lut, il disait :
"Salut!!! T'es super mignon, tu veux sortir avec moi?". TQM.... Sofia.
Avec beaucoup d'émotion, la mère ouvrit un autre CD, encore d'autres et dans plusieurs se trouvaient des bouts de papier qui disaient la même chose....
Moralité : Ainsi est la vie, n'attends pas trop pour
dire à quelqu'un de spécial ce que tu ressens.
Dis-le aujourd'hui. Demain, ça peut être trop tard

via

vendredi 25 avril 2008

Les publicites Google ciblant les Algeriens



Echourouk l'arabophone quotidien algerien à fort tirage continue ses articles "vendeurs" parceque accrocheurs qui eveillent les plus mdigoutis d'entre les hitistes, faisant couler beaucoup d'encre ou plutot de salives des algeriens en mal d'analyses objectives de la situation,
ces questions tournent principalement sur les campagnes d'evangelisation dans le monde en Algerie en particulier quand ce n'est pas la kabylie plus precisement !
en realité, le marche publicitaire est en plein boom, Google represente un formidable outil publicitaire planetaine, et les professionnels du marketing y compris les evangelistes trouvent par ce biais le lien le plus approprié pour toucher leur "candidats" !
le seul remede pour contrer ces professionnels est l'instruction, et le partage de l'information autour du monde de l'internet, encore mal assimilé en algerie,les dernieres decisions de diminuer le prix des connexions à l'internet contribuent à prendre la bonne direction, c'est une goutte d'eau devant le défi et le retard à rattraper, mais il n'est jamais trop tard pour bien faire !


et echourouk aura d'autres sujets à traiter que melanger les genres !

les Harragas Nord - Sud vers l' Algerie


Un des symboles de nos malaises actuels et une preoccupation majeure pour notre pays, les pauvres parents et les concernés eux memes, c'est el harga, un exode qui ne dit pas son nom, avec moins de chances d'y arriver à bon port comme jamais, une tragedie à l'achelle d'un pays et qui n'est hélas qu'a ses débuts, si rien n'est fait pour arreter l'hemorragie !

aussi grave que puisse paraitre ce douloureux phenomene, personne ou presque ne s'est préoccupé d'une autre Herga, le retour volontaire et definitif au pays, cela ne concerne que tres peu de monde, parceque les raisons sont plus qu'exceptionnelles, mais quand ca arrive, cela peut aboutir parfois à des drames, des tragedies ou à des morts brutales ou à petits feu, c'est l'autre face de la medaille de la hideuse algerie qui engloutie ses enfants qu'ils l'aiment, qu'ils la destestent, ou qu'ils la fuient, c'est la meme ration pour tout le monde !
le quotidien d'Oran nous en donne deux temoignages des plus poignants et desesperants, une honte absolue pour notre pays et notre peuple, gouvernants comme gouvernés, mon propre frere faisait partie du lot, revenu volonterement des Etats Unis aprés une formation universitaire des plus prestigieuse pour se rendre utile à son pays, la suite n'etait pas rejouissante non plus, les exemples ne se comptent plus, contrairement aux idées recues habituelles, on a tord d'en minimiser les consequences, le constat de notre journaliste peut paraitre exagéré, mais en fait, ce ne sont que premonitions de ce qui nous attend à grande echelle!

le quotidien-oran


une etude qui à premier abord n'est pas lié au sujet de ce billet, mais en fait, il y'a evidement un lien :

une enquête du CREAD sur les migrants algériens revenus au pays
17 % affirment leur intention de quitter le pays de nouveau et définitivement

58 % de la population migrante revenue au pays pense retourner à l’étranger. Une possibilité qu’évoquent plus particulièrement les Algériens qui sont revenus en Algérie entre 2001 et 2006. Parmi les premières raisons à l’origine de cette volonté, le renouvellement des papiers à l’étranger.


C’est le constat amer que dresse un rapport rendu public en avril 2008 par le Centre de recherches en économie appliquée pour le développement. Ce dernier a enquêté, de novembre 2007 à janvier 2008, sur le mouvement des populations immigrées entre le pays d’origine et la terre d’accueil.
Selon Mohamed Saïb Musette, maître de recherche au CREAD, à l’origine de cette enquête, il existe plusieurs paramètres qui font qu’un ex-émigré algérien s’installe de façon temporaire ou définitive dans son pays. La population interrogée pour cette enquête est constituée d’émigrés algériens revenus au bercail. Vingt-cinq pour cent parmi eux attestent ne plus jamais quitter l’Algérie, pendant que 17 % affirment leur intention de quitter le pays à nouveau et cette fois-ci définitivement. Le rapport du CREAD s’est alors penché sur les raisons qui motivent autant le retour définitif au pays que le départ à nouveau et pour toujours vers le pays d’accueil. L’enquête, qui retrace les intentions des migrants algériens à rester ou à repartir durant la décennie 1996-2006, révèle, selon Mohamed Saïb Musette, que «60 % des migrants avaient pour ferme intention de revenir définitivement en Algérie, contre seulement 14 % qui déclaraient être de retour temporairement au pays. Mais au fil du temps, un changement d’attitude s’est opéré».
En effet, le nombre d’Algériens sûrs de vouloir rester dans leur pays a diminué sensiblement au fil des années, puisqu’il n’en restait au milieu de la décennie, que 24 %. Les chiffres de l’enquête indiquent que 12,3 % de l’échantillon, des personnes découragées, affirment tenter un nouveau départ vers l’étranger, pendant qu’un nouveau groupe d’indécis, qui s’est formé entre 2001 et 2006, représente aujourd’hui 58 % de la population revenue au pays.
Les chercheurs ayant élaboré cette enquête mettent le doigt sur les incertitudes qui s’installent durablement chez les migrants de retour en Algérie. Ils signalent un écart considérable entre les ex-migrants, revenus en Algérie avant 2001, et ceux qui sont récemment retournés au pays, c’est-à-dire après 2001. Autrement dit, entre 2001 et 2006, de plus en plus d’Algériens tentent une nouvelle expérience à l’étranger.
Mohamed Saïb Musette ne manque pas de souligner que 36,5 % de ceux qui ont affiché leur intention de repartir sont probablement déjà repartis, puisqu’ils prévoyaient un nouveau départ dans un délai de 6 mois à une année au plus. Considérant que les Algériens ayant vécu à l’étranger ont pu, en terre d’accueil, accéder à une situation socioprofessionnelle confortable, la majeure partie d’entre eux pensent repartir pour renouveler leurs papiers administratifs. Selon les résultats de l’enquête du CREAD, c’est là l’une des principales raisons. La deuxième raison évoquée concerne les nouvelles opportunités d’emploi, et la troisième a trait à des raisons familiales.
Enfin, le rapport indique que les jeunes représentent 60 % de la population qui souhaite émigrer de nouveau, un constat loin d’être surprenant, estiment les chercheurs, et qui d’ailleurs a de fortes chances de perdurer dans le temps, et ce malgré la politique européenne d’immigration.
Selon le professeur Musette, la mise en échec du projet migratoire par le retour imposé, notamment l’expulsion, n’élimine point l’idée de repartir de l’esprit des Algériens.
A. B.


blog sur le sujet, retour en algerie

jeudi 24 avril 2008

Faut il baisser les bras definitivement en Algerie ?

Que faire devant ceux qui privatisent l'islam ?

par Kamel Daoud

Avec 200.000 morts, dix ans de régression vers la préhistoire, les deux tiers du cerveau national en exil au Canada et en Occident, un désastre du sens et de la signification dans l'école de la RADP et un recul de la raison vers le magique, l'Algérie n'a rien réglé du poids du religieux sur sa conscience d'elle-même. Les kamikazes sont encore des jeunes Algériens nés après le FIS et les donneurs de leçons, les chasseurs des couples, les imams salariés sont encore des vieux trop proches de 1962 ou de l'Etat ou des solutions de facilité. La décennie 90 n'a pas permis à l'Etat de créer une classe de clercs capables de reprendre la légitimité des fatwas au GSPC ni au réseau des fatwas informelles ni à celui, encore plus néfaste, de l'islamisme par le Net et le satellite. En face, décimée, réduite à l'écrasement et à la culpabilisation pour des choix de caserne défectueux, l'élite laïque n'a pas encore pu surmonter ni ses peurs, ni sa démission, ni ses exils internes ou externes, ni même une sorte d'impuissance intellectuelle à réfléchir le religieux sans tomber dans la grimace, le rejet ou la violence. Avec une ENTV très en recul en matière d'impact face aux chaînes thématiques religieuses du Moyen-Orient, un courant conservateur sans élite crédible mais en pleine vigueur de discours, le pays et son peuple se retrouvent avec une pratique du religieux bloquée, interdite à la réflexion, sujette aux influences et aux récupérations mais surtout confondue avec les maladies locales: rejet de l'Autre, de la rationalité, xénophobie et couple du rejet-fascination pour l'Occident. Dans les colonnes de la presse, vous pouvez vous permettre d'écrire sur n'importe quoi, sauf sur l'islam. Pas celui universel mais celui «nationalisé» et privatisé de la république locale. Vous pouvez vous permettre toute sorte de réflexions sauf celles que l'islam se permettait et permettait à ses élites orthodoxes ou pas, durant son fameux âge d'or. Vieux atavisme du temps des petits royaumes post-andalous ou esprit local, le religieux a tout été ici vécu depuis des siècles sur le mode dur, presque intolérant, allergique et violent. Les paysages arides sans Nil, ni Tigre, ni Euphrate, ni eau facile y sont pour quelque chose, les peurs des élites y sont pour le reste, c'est-à-dire pour le plus gros. La question est aujourd'hui donc celle d'une éthique de responsabilité: doit-on pour préserver un statut, une paix de café maure, s'interdire de réfléchir le religieux algérien à haute voix sous raison qu'il s'agit d'une question sensible, ou le faire en refusant que cette religion soit placée sous le monopole de certains et sous la coupe des esprits les plus incapables à accepter le pari de la confrontation ? Doit-on laisser le religieux aux imams soporifiques, au GSCP et à la chaîne Iqra, ou se l'approprier comme patrimoine à vivre, à analyser ou à réformer par devoir de vivant au moins ? C'est dire accepter de laisser le religieux à l'Etat, ses zaouïas et ses conservateurs «parce qu'il n'y a rien à faire», ou s'en revendiquer parce que cela fait partie de la vie que l'on veut ou de la vie que l'on subit et que cette question doit être résolue d'une manière ou d'une autre sans souci pour les allergies faciles, genre «lettres anonymes» et reproches intolérants et épidermiques ? L'urgence est là. Car c'est déjà un désastre que de se faire reprocher d'avoir défendu une justice à faire parce qu'il s'agit d'un chrétien, un laïc et d'avoir rappelé que la chasse aux autres doit commencer par une solution aux égouts, à la misère et au vol des chaussures dans les mosquées. L'idée étant de construire le plus grand pays, pas la plus grande mosquée d'Afrique. A l'époque de gloire cahoteuse des Abbassides, El-Mâari, le poète, a réussi à éclairer son époque avec son audace. Aujourd'hui, dans le grand Maghreb des petites solutions, il aurait été l'aveugle infirme qu'il a réussi à transcender à son époque.

mardi 22 avril 2008

vaches,lait,logements et pommes de terre

Des vaches en sachet

Chawki Amari

Il n’y a pas de pain parce que peu de gens plantent du blé. Il n’y a pas de riz parce que peu en mangent. Il n’y a pas de lait parce qu’il n’y a pas de vaches. Mais il n’y a pas de vaches parce qu’il n’y a pas de viande et il n’y a pas de viande parce qu’il n’y a pas de lait. Cette équation animale est en apparence insoluble, surtout si on la complique. Juste un chiffre, donné par un confrère qui préfère le café : près de 2 millions de vaches ont été importées depuis 20 ans. En sachant qu’une vache donne 20 litres de lait en moyenne par jour, il y aurait eu en théorie 40 millions de litres de lait produits quotidiennement. Pourquoi n’y a-t-il pas de lait aujourd’hui ? Parce que les Algériens adorent les brochettes. On a mangé toutes les vaches importées, résultat, elles n’ont pas pu donner du lait, ou alors une fois, juste avant de finir en brochettes. Prenons le problème à la base. Plantons du blé, on aura du pain. Entre deux récoltes, faisons pousser des vaches sur les champs et on aura du lait. Achetons du café chez l’épicier pour prendre un bon café au lait et réfléchissons. Le petit-déjeuner avalé, reste le déjeuner, reste le problème de la viande. Si on avait des pommes de terre, on pourrait faire un bon ragoût de pommes de terre mais on n’a pas de viande. Faisons pousser de la pomme de terre sur la terre. Mais il faut bien habiter en attendant qu’elles poussent. Le million de logements va être construit sur les terres qui auraient pu donner du blé, de la pomme et terre et servir de parking pour vaches. Ne parlons pas du café, du sucre et de l’huile. Ou du beurre, qui vient du lait, de vache, de viande. Les vaches importées entamant leur carrière toutes chez le chouay, il n’y a rien à faire. A part attendre le prochain bateau de ravitaillement. En plus, on vient d’apprendre qu’on n’aura même pas le million de logements. C’est un pays très dur.

lundi 21 avril 2008

on ne peux que s'ennuyer en algerie ? on a tord !



Nos amis bloggeurs de l'ouest nous ont concocté un clip de leur trip, periple à travers la saoura algerienne ( taghit,timimoun, touggourt, ghardaia ) les mots me manquent pour exprimer ma joie de constater que nous avons le plus beau pays au monde,mais aussi et surtout la plus belle jeunesse au monde, parceque sans jeunesse, un paradis peut tres vite devenir enfer ( suivez mon regard ) et vice versa, ce clip merite tous les budgets du ministere du tourisme algerien et autres ONAT à la noix reunis, merci infiniment ya alkhawa pour votre joie de vivre et ces minutes magiques !


j'avais abordé un sujet similaire sur Touggourt ici

dimanche 20 avril 2008

Passer du concept du butin à celui de la PME/PMI

Beaucoup d'argent arrive !

par Kamel Daoud

La «réponse» par l'argent est arrivée finalement. Beaucoup d'argent et énormément. Selon les détails du nouveau DIAP (comprendre dispositif d'aide à l'insertion professionnelle), l'Etat paye donc ceux qui veulent travailler, ceux qui ne savent pas le faire, ceux qui veulent le faire, ceux qui y vont et même presque ceux qui ne vont pas travailler. Tout le monde presque aura sa part d'argent national sous une forme ou sous une autre, car la situation était devenue insoutenable. Pas celle du pays, mais celle de son fric trop important, trop criard et trop insolent face à un peuple incapable de passer du concept du butin à celui de la PME/PMI. A la fin, il ne manque plus que d'inventer le travail, c'est-à-dire l'emploi, le vrai, celui créateur de richesses et pas celui qui occupe le temps comme une crèche occupe la peuplade désordonnée. Avec autant d'argent et de privilèges pour les demandeurs d'emploi comme pour les entreprises privées ou publiques, tout le monde sera tenté : pas de créer de l'emploi et de l'avenir, mais de tourner, contourner et détourner. L'Algérie ayant l'habitude de se voler elle-même, cet argent facile va provoquer la naissance de recettes de détournements faciles avec une logique de parasitage de l'aide de l'Etat et sa perversion. L'Etat en sera-t-il responsable ? Un peu, mais le peuple le sera aussi.

Quand on met en circuit autant d'argent avec une presse boiteuse, des associations cariées, pas d'opinion publique forte, ni maires élus et nantis de pouvoirs ni institutions transparentes, on ne doit pas s'attendre à des miracles ni à beaucoup d'honnêteté. Ceci sans parler du travail, le vrai, qui n'existe pas encore faute d'une économie de cueillette qui n'est pas passée à celle de l'usine réelle. L'Etat aide aujourd'hui les chômeurs à trouver de l'emploi mais pas l'emploi à trouver du travail.

Le drame de la RAPD est-il résolu ainsi que la psychanalyse de ses Harraga ? L'Algéro-pessimisme fait douter. L'Etat vient de donner de l'argent, il lui reste à résoudre le problème du non-sens et du rêve national manquant.

On peut notamment expliquer le phénomène des chaloupes par celui de la libido : les Algériens ne s'amusent pas, n'ont pas un rêve national, ne jouissent pas ou seulement froidement, et sont bloqués. Comment ? Verticalement, par un Etat qui ne veut pas lâcher l'Etat. Horizontalement, par un conservatisme-maison qui fait que les Algériens sont plus arabes que les Arabes et plus musulmans que les Musulmans.

Tous veulent aller à la mosquée, voir les interdits de TPS, regarder les femmes lorsqu'elles ne sont pas parentes, posséder des yeux bleus mais des barbes correctes, vivre la vie mais vivre pour l'au-delà. Résultat ? Un blocage de la joie et un trouble dans les produits dérivés de la reproduction. D'où les départs massifs.

L'Etat n'est pas responsable, mais il aime bien cette situation où les Algériens sont conservateurs et paradoxaux à la fois. Cela permet d'éviter la maturité, la maturation et donc la démocratisation. Le seul moyen de vivre sans se faire condamner par la morale locale, les voisins, les « ennemis », les « jaloux », les désoeuvrés, c'est de prendre la mer sous l'aisselle et d'aller ailleurs poser son prénom. L'Etat donne de l'argent mais ne veut pas résoudre le second problème, ni par l'audiovisuel, ni par les manuels scolaires, ni par les libertés civiles ni même par la multiplication des jardins publics très boisés.

samedi 19 avril 2008

Courage ya Hakim, les Algeriens rahoum faykine


TOUCHE PAS À MON KIKI !

Par Hakim Laâlam

Jusqu’où peut aller Belkhadem pour garder son poste de chef du gouvernement ?

Jusqu’à prendre une carte du RND !

Un jeune qui se coupe le kiki à Bordj-Bou-Arréridj. Des manifestants qui s’automutilent au rasoir devant le siège d’une wilaya en Kabylie. Des barques pourries pour aller nourrir le poisson ou engraisser les propriétaires terriens espagnols, italiens ou français en main-d’œuvre facile et à vil prix. Des enseignants et des médecins grévistes qui se font charger à coups de matraque par les troupes antiémeutes. Des demandeurs de logement qui s’aspergent d’essence et s’immolent sur la place publique. Une ville de l’Oranie, Gdyel, réduite en cendres par ses habitants, en quelques petites heures. Deux communautés religieuses qui s’affrontent jusqu’à la mort dans la région de Ghardaïa. Des champs clandestins de pavot qui poussent à l’ombre des dunes d’Adrar. Une industrie du kidnapping d’enfants. Une industrie du kidnapping de leurs parents. Une industrie du kidnapping des industriels. Une industrie du kidnapping des entrepreneurs. Des kidnappeurs de touristes étrangers qui passent et repassent la frontière au gré de leurs bivouacs et de leur business de la rançon. Ce pays, notre pays est en train de foutre le camp ! Une dérive qui n’a rien de lent. Une dérive accélérée vers le crash. Et pendant ce temps-là, vous recevez des SMS sur vos portables vous invitant à mesurer toute l’importance de l’opération de recensement général entamée il y a quelques heures. Et pendant ce temps-là, les autorités fêtent Youm El Ilm. Et pendant ce temps-là, les responsables de la téléphonie mobile confirment que l’option de la 3G a été retenue. Et pendant ce temps-là, le P-dg de Sonatrach annonce de nouvelles découvertes de gisements de pétrole et de gaz. Et pendant ce temps-là, Chakib Khelil, ministre du pétrole à 115 dollars, inaugure tout sourire dehors un nouveau siège de Sonatrach à Oran. Et pendant ce temps-là, nos dirigeants éclairés s’enorgueillissent de la signature imminente d’un accord avec la Suisse dans le domaine du nucléaire civil. A Bordj, un jeune de 24 ans, issu d’une famille de chômeurs, se coupe le zizi pour dire qu’il ne se sent plus homme à rester comme ça sans job. En Kabylie, des jeunes, pas plus âgés que celui de Bordj, se balafrent le corps à coups de lame Gilette et pissent le sang sur les perrons marbrés des wilayas autistes. Je ne sais pas pour vous, mais moi, je n’ai même pas le courage de rajouter un mot, une phrase à ce tableau d’une Algérie dont le premier responsable aspire au prix Nobel de la paix. La seule chute possible, vous la connaissez : je fume du thé et je reste éveillé à ce cauchemar qui continue.
H. L.

jeudi 17 avril 2008

Attentats d'Alger, Gaz, DRS et Geopolitique

à lire certaines analyses, c'est flippant de savoir que notre pays est dans l'oeil du cyclone international comme en 1830 alors qu'on se bouffe le nez entre nous !

Algérie : à qui profitent les attentats ?
7 janvier 2008


Par Eduardo Garcia

Paris, le 7 janvier 2008 (Nouvelle Solidarité) — Désormais, les Algériens devront apprendre à retenir leur souffle au onzième jour de chaque mois, date symbolique des attentats du 11 septembre aux Etats-Unis. En effet, après les attentats du 11 avril et du 11 juillet, Alger a été, à nouveau, meurtrie par une double attaque à la voiture piégée le mardi 11 décembre 2007.

Ces deux opérations simultanées ont ciblé le nouveau siège du Conseil constitutionnel à Ben Aknoun et le siège du Haut commissariat aux réfugiés HCR à Hydra, faisant 22 morts et 167 blessés, selon les chiffres officiels avancés par le ministre de l’Intérieur. Une fois de plus, ces attentats ont été revendiqués par l’organisation d’Al-Qaeda au pays du Maghreb islamique AQMI, ex GSPC (Groupe salafiste pour la prédication et le combat).


suite de l'article

Quelques proverbes algeriens

En visitant les forums dz, celui la par exemple, on glane un beau florilege de la culture algerienne, pas toujours facile à regrouper, alors voici une partie !

1.t'henna el fartasse men hekkane e'rrass
2.elli fih yekfih
3.Essediq weqt eddiq
4."Dib ki ma yalhakch laâneb, ikol karess"
5.El tma3 ifessed etbe3
6." Eddib ma yakoul khouh"
7."Djouz aâla el oued el hammel, wa ma djouzch aâla el oued essaket"
8."Enif wa lakhssara"
9."Hem idaheq, wa hem ibaqi"
10.sahbi jibi
11."Bayna echaqa aâla hwachiha"
12." wjah lekhrouf ma3rouf"
13.Elli mahou lik y3ayik
14.El gat ki tebehdou el chehma y goul ekh mentenha
15.éd ssarra éjib lékhssarra
16.nakoul oula n'cherchi
17.Sidi émli7 zadou lahwé we ri7
18.Rakba 3la elssba3 ouqalat nkhaf men azawach.
19."Elli ma yaâdjbouch el hal, ichem el halhal."
20.Ki yetba3dou yetsayhou, ou ki yetqarbou yetnathou
21.Qal el tir lé chedjra: Assabri 3la teqli ya chedjra
22.Qaletlou: ma na3ref wech men ghssen rak fih
23.Un oiseau disait a un arbre: supporte mon poids.
24.l'arbre repondit: et sur quelle branche tu es?
25.El guellil iwanssou h'ditou
26.Rass mayela yussad wass andhawi yal lahlak, lmut adagur daymane tsangaruth !
27.Même si un jour on guérira toutes les maladies du monde, la mort restera toujours à vaincre !
28."Damek houwa hamek"
29."khok khok la yrourek sahbek",
30.li khanou saadou ykoul shour bia
31.li fatouh yamatou ma yatma3 fi yamat el nass
32.aléf khammar wala wahéd kamarr
33.ida sehratek e'sahrawia echki lel marokia ou ida sahratek el marokia achki el rebi
34.El t3am teffetlou "Kheira", ou el chi3a lmoulatou
35."Kheira" prepare le diner, et c'est sa maitraisse qui emporte le succés
36.Tayazit tetsarew, ayazidh iqerreh iman-is!
37.Ur da teggan y-izan tamamet
38.Les mouches ne font pas de miel
39.agdud mebla idles d arggaz mebla iles
40.un peuple sans culture ,c'est un homme sans parole
41. 50/55

mercredi 16 avril 2008

l'ENTV. une wilaya de la RADP

Kamel Daoud m'excusera d'avoir mis un titre perso pour une de ses chroniques, exellente comme toujours ...


Après le pot de fleurs, le micro,la présentatrice, viennent les élus

par Kamel Daoud

Retour sur une émission-phare de la communication Etat-Peuple: le Forum de l'ENTV. Mis à part ce qu'on y dit, il faut s'arrêter sur ce qu'on y voit: une répartition symbolique et très protocolaire de l'espace mental politique du pays. D'un côté le peuple: invisible, ciblé, supposé et virtuel, à convaincre et à démentir. De l'autre, des journalistes chargés de représenter des journaux, quelques idées et une opinion publique floue, encadrée et à qui on demande d'être brève, claire, concise et sans citer de noms, de lieux, de dates ou d'endroits. C'est-à-dire sans citer l'Algérie. De l'autre, le stand est occupé par le Wali qui fait partie de l'Etat, la présentatrice qui fait partie de l'ENTV qui fait partie de l'Etat et le personnel du Wali qui fait partie du wali qui fait partie de l'Etat. Entre les deux, il y a une table, des micros, des pots de fleurs, des sourires mais jamais les élus.

Ni sénateurs, ni présidents d'APW, ni députés, ni maires, ni vice-présidents, ni élus de base. Bien sûr, tout le monde sait que ces gens-là n'existent pas ou très peu, mais on aurait pu, au moins, respecter l'illusion optique et les façades des institutions de la RADP. Selon la conception centraliste de la RADP, une wilaya étant plus représentée par ses problèmes et par les solutions de son Wali du moment, il n'y a donc pas de place pour les gens qui y sont élus par le peuple local et qui ont été, officiellement, choisis pour peser sur les décisions qui les concernent eux et leurs enfants et pas le wali et ses enfants. Elus pour rien ou pour le fun, sans poids, ni balle de novembre dans le canon, à peine représentatifs ou à peine utiles, les élus d'une ville n'ont pas, donc, à être invités par le Forum de l'ENTV qui n'invite que ceux qui décident et pas ceux qui décident à peine.

Selon l'ordre de préséance du protocole, il y a d'abord le Wali, son exécutif, les pots de fleurs, la table, l'éclairage, le micro et enfin les élus de la place locale.

Une terrible confession récoltée par le chroniqueur, un jour, lors d'un thé: «je n'utilise mon cachet humide que pour signer les convocations de session», expliquera avec frustration un président d'APW, souffrant du même mal que le premier président algérien du GRPA, peut-être. Selon ses aveux gênés, le bonhomme manquait de tout: d'une voiture, d'un logement mais surtout d'un sens pour sa vie politique. Lors des invitations des ministres dans sa wilaya et dans la wilaya qu'il représente, il doit batailler du coude pour se faire une place dans la rangée d'accueil et pour ne pas être refoulé dans la foule. Pour son vice-président c'est pire: «il s'est plaint, à moi, de n'avoir jamais pu utiliser son cachet humide depuis son installation». Le drame? Il est dans les faits et dans la caricature. Cette dernière étant connue par le peuple et sa collection de blagues amères sur ses élus, restent les faits: on apprend ainsi que depuis quelques mois, les élus d'une wilaya n'ont pas droit de faire partie de la commission du CALPIREF chargé d'octroyer les terrains et les assiettes dans la wilaya X. C'est-à-dire que les gens du coin n'ont pas le droit de savoir comment leur coin est morcelé et distribué par des gens désignés «d'ailleurs». Pire encore, les élus de tout bord ne font même plus partie des commissions d'arbitrage qui «montent» à Alger pour défendre des projets ou arracher des crédits et des enveloppes.

Que font les élus? Ils s'assoient comme le peuple assis qui les a élu ou agissent selon leur force de caractère ou leur faiblesse. On comprend que: exclus par le peuple parce qu'ils sont des élus et par le Pouvoir parce qu'ils ne sont pas désignés, les élus algériens valent ce que vaut la démocratie algérienne: le prix d'un rouge à lèvres. On comprendra pourquoi ils ne sont pas visibles lors de ces émissions de propagande durant lesquelles un Wali parle de sa wilaya et pas de la wilaya qui l'accueille et pourquoi l'ENTV lui pose des questions à lui et pas aux élus, ni aux maires, à peine invités.

la crevette, plat de luxe national en dz

Egoistement comme je n'aime pas ce met rare et cher, je relaie cette chronique de chawki amari d'el watan autour de notre plat de luxe, à savoir la crevette, à vous couper toute envie d'en avaler une, à moins de ne pas avoir de scrupules ou de hauts le coeur !
Le cannibalisme expliqué aux poissonniers

Qu’est-ce qui est rose, mou et de la taille d’un doigt ? Ce n’est pas ce à quoi vous pensez, mais qu’est-ce qui court au fond de la mer, n’est vraiment pas beau mais a une excellente chair et coûte autour de 1500 DA le kilo ? C’est la crevette, plat de luxe national, animal parmi les plus chers des animaux algériens, crustacé décapode pour gagnants du libéralisme, royale ou sujette, grillée ou sautée, qui n’est pas un poisson mais se vend chez le poissonnier, signe alimentaire de richesse, cauchemar des familles modestes et objet de guerres cruelles entre les chalutiers de la Méditerranée. Ce n’est pourtant pas un cours sur les ressources de la mer ou sur l’alimentation au pays du pétrole mais sur le fait que la crevette possède un régime alimentaire spécifique ; les crevettes sont nécrophages, c’est-à-dire qu’elles se nourrissent des organismes morts qui reposent au fond de la mer. En novembre 2001, lors des inondations d’Alger, d’énormes crevettes sont apparues peu après. Et pour cause, elles avaient mangé les corps des pauvres victimes rejetées à la mer par les trombes d’eau. Les crevettes algériennes mangent des disparus, les crevettes algériennes mangent des harraga, morts d’avoir essayé d’échapper à un pays où, entre autres, le poisson est si cher et les mœurs aussi serrées qu’un nœud marin mouillé. Les crevettes algériennes mangent les victimes du terrorisme jetées à la mer, les crevettes algériennes mangent tout, sans distinction de race, de sexe, d’appartenance politique ou d’idéologie. En Algérie, pays où la mort est à chaque tournant, où la mer est à chaque virage, les crevettes ne meurent jamais de faim. Les spécialistes expliquent que c’est pour cette raison qu’elles ont du goût, qu’elles sont aussi bonnes et prisées même en Espagne. On mange nos frères et nos sœurs à 1500 DA le kilo. On s’en lèche même les doigts après.
16 avril 2008
Chawki Amari



lundi 14 avril 2008

les Mhadjebs du Jeune Independant


le titre du billet est amusant, mais en fait il s'agit du quotidien algerien le jeune independant squatté par un site de recettes de cuisine, et cela depuis quelques jours déjà, c'est dire que la securité sur internet est sans doute plus difficile à gerer qu'un simple mur de protection autour de sa maison ! et alhamdoullah, pour l'instant, les sites algeriens en general ne sont que des "vitrines alibi ", le jour ou il faut s'y mettre serieusement, on aura besoin d'une armada de techniciens formés en securité informatique, c'est pour quand ?



le blogging mene a tout , meme à la mort !

en lisant un article de fond sur l'excellent magazine online RUE89 je me suis apercu que je l'ai echappé belle, enfin, presque, parceque j'avais quelques symptomes, qui sont devenus mineurs face à d'autres, decidement, on est à l'abri nulle part meme derriere son clavier !
bientot les algeriens auront des offres plus interessantes d'aprés le blog de dadou3X et du coup, nous aurons outre les drogues venant des champs d'adrar, les harragas du bords de mer qui rendent tristes les plus coriaces d'entre nous, et finalement pour tomber dans la tentation d'etre scotché sur internet ! ( le blogging n'est que la partie "elitiste" ) ca ne change rien au danger imminent !
si on rajoute la mapemonde google que je viens de voir pour enumerer les emeutes de la faim à travers le monde, alors decidement, ce monde ne tourne vraimant pas rond, j'aimerais bien descendre comme dirait l'autre !

jeudi 10 avril 2008

Google, l'orthographe et Surfeurs DZ

je suis toujours curieux de voir comment certains internautes atterissent sur mon blog, comme il est principalement destiné aux lecteurs de notre pays, je vois des vertes et des pas mures, enfin je fais allusion aux requettes de recherches sur google en general, comme ce moteur de recherches est d'une sophistication phenomenale, il vous aiguille malgre tout avec une intelligence qui force au respect.... mais qui hélas forge en nous une habitude d'analphabete !
une petite faute,ce n'est pas bien mechant, tout un chacun en fait, mais admirez celle ci : kaled haje brahime
celui qui a ecrit ces trois mots est decidement une bien curieuse personne, deja ce sont des mots courants, des noms propres qu'on ecrit tous les jours ou presque, comment se fait il qu'on se trompe avec legerete à ce point ?
quand je vois ce genre d'erreurs, je me dit qu'il y'a un probleme reel pour nos internautes à trouver l'information, passe encore si on ne trouve pas d'un premier coup la derniere chanson de khaled hadj Brahim, mais pour les choses beaucoup plus serieuses ?
il serait temps pour qu'un genie de mathematiques informatique nous trouve l'equation miracle avec l'algorithme necessaire à tous ces fautes d'orthographe, Google est parvenu à un bon resultat, à quand le prochain challenge ?

la misere, notre seule planche de salut ?

Les peuples arabes ayant été «débilisés» par l'assistanat et les viols, ils peuvent peut-être être réveillés par la misère.
Kamel Daoud

men foumek errebi !

c'est le pronostic de notre chroniqueur kamel daoud, evidement le "peut etre" est important à lire, parceque meme poussés à l'extreme souffrance, c'est pas gagné de se reveiller et marcher sur la bonne voie ! mais treve de pessimisme, esperons malgré tout, que l'eclaircie est possible !
cette chronique de K.D est venue au lendemain de mon billet deseperant sur le tsunami de la pauvreté, kamel daoud est finalement optimiste, il a trouvé la solution pour esperer et donner de l'espoir, je ne sais pas si l'adage qui dit "khalet'ha tassfa" peut etre appliqué à la situation, mais on peux dores et deja predire que l'extreme pauvreté de nos populations n'est pas plus dramatique dans l'absolu que l'impasse intenable ou nous nous trouvons malgré notre relative aisance ! les harragas, on ne le repetera jamais assez ne sont qu'un signe des temps, l'arbre qui cache la foret !


mercredi 9 avril 2008

le tsunami de la pauvrete nous touchera il ?


depuis quelques temps, on apprend des emeutes de la faim aux quatres coins du monde et pas seulement en Afrique, la hausse des produits alimentaires touche tout le monde y compris les pays riches, mais comme dit l'adage, quand les gros maigrissent, les maigres meurent !
il y'a une difference entre la pauvreté en occident, plus ou moins gerée sans grands dégats, qui ne touche en géneral relativement peu de personnes, et les pays en develloppement qui risquent d'etre emportés dans un cycle de violence incontrolable !

Avons nous fait des etudes pour savoir à quel niveau des prix, nous ne pouvons plus assurer l'alimentation quotidienne de notre population ? pour l'energie, tout un chacun peut aisement trouver l'information, mais pour le prix du pain, du sucre, de l'huile etc, je ne sais pas s'il y'a un seuil defini à l'avance, et surtout avons nous pensé à l'alternative d'un kg de blé exessivement cher, base de notre alimentation ? pouvons nous en peu de temps devenir agriculteurs "malgré nous" contraints et forcés ?

je suis vraimant bien navré de ne pouvoir me contenter de coller au titre de mon blog et parler plutot des choses joyeuses ou lolesques, mais quelque chose me dit qu'il y'a urgence à parler de ce sujet !

et si nos jeunes harragas n'etaient finalement que des oiseaux de mauvaise augure ? vous savez quand il y'a tremblement de terre par exemple, pas mal d'animaux le sentent bien à l'avance, je n'irais pas jusqu'a faire la parallele avec le bateau qui coule, et la panique à bord...

remarquez, toutes ces angoisses personnelles ne servent à rien, l'instinct humain est le fin mot de l'histoire ! d'ou le choix du tableau de Gericault, le radeau de la meduse, a lire sur le lien ci dessous pour ceux qui ne connaissent pas l'histoire !

via senegal-online.com

mardi 8 avril 2008

la drogue au sahara, une catastrophe pour l'algerie



s'il y'a un sujet auquel on n'a pas fini d'en parler et surtout d'en subir les consequences au niveau national comme international, c'est bien la tentative de faire de nos immenses terres du sud, un paradis pour les cultivateurs de drogue !

pourquoi ce risque est reel ?

je parle sans aucune connaissance ni tu terrain, ni de la nebuleuse des trafics de drogues à travers la planete, mais je sais une chose, c'est souvent en rapport avec la complicité des "barons" en lien direct avec l'Etat ou en meche avec une rebellion pour des raisons evidement economiques ! s'il n'ya pas ou peu de touristes à prendre en otage, ni richesse particuliere à racketter, la rebellion doit trouver l'argent ou il est !

il suffit alors que notre pays perd son "equilibre" deja bien en mauvaise posture, pour que des barons s'autoproclameront "protecteurs" d'une parcelle, qu'aucune autorité future n'aura de toute façon les moyens d'eradiquer, si l'Etat perd ses moyens qu'il est en train en ce moment meme de gaspiller volontairement ou pas ( manque de perspectives, sans compter la corruption, etc )

et pour ceux qui pensent que nettoyer le sahara est facile, ils n'ont qu'a rememorer les cités dortoir des bentalha, rais et sidi moussa dans les années 90, il suffit que l'etat soit absent,inefficace ou complice pour qu'a 10 Kilometres de la capitale regne des talibans dignes de ceux de kaboul et kandahar !
alors en plein sahara....
vous etiez etonné de l'invasion de l'irak et de l'afghanistan, ne demander pas pourquoi l'algerie !

VIA EL KHABAR

lundi 7 avril 2008

Jouer au chat et à la souris


vous trouvez cette jeune fille bien belle et sympathique, vous pouvez la faire bouger au doigt et à l'oeil, le doigt c'est votre sourie; et l'oeil c'est la façon de la voir suivre votre clik comme un chat ou une chatte si vous preferez ! vous pouvez meme accelerez le rythme c'est assez amusant, mais idiote façon de perdre son temps lol

Qui reve de piloter un avion ?


si vous vous etes deja fixé quelques instants ( avec envie et non pas avec arriere pensées lol ) en quittant l'avion devant le copckit de pilotage sans pouvoir vous attarder plus longtemps de crainte de reprimade et de regards mefiants, ce lien vous offre la possibité de visiter celui de l'A380 comme si vous y etiez ! admirez sans moderation, et rever de le piloter vous meme un jour ! et au diable les histoires à la Ben ladden !

dimanche 6 avril 2008

le cinema, l'entv et l'afghanistan

ce soir à canal algerie c'etait soirée debat sur le 7 eme art, le cinema ! pour etre franc, je ne pretais meme pas trop attention au debat, tellement je trouve incongru d'aborder ce noble sujet sur notre chaine de television nationale hachakoum !

et pour parler vrai, je n'aurais pas pu donner de l'importance si c'etait un autre sujet culturel, economique ou social,tellement les choses, les problemes, et les consequences depassent l'entendement ! notre regression est telle que j'ai du mal à prendre au serieux la moindre expression officielle, fut elle sincere, chose pas tres habituel !

et en parlant d'officiels, le nerf de la guerre est bel et bien l'argent et pas le cinema, qui est plutot le nerf de la guerre d'HOLLYWOOD !

en attendant nos chwakers du bled mikey sont entrain d'amasser des milliards sur le dos du peuple,sans pour autant ameliorer le quotidien et encore moins notre....image se permettant de se foutre de notre gueule en nous passant des idioties à la television !

pendant que ces chwakers bien à l'abri et en retrait juste en apparence, je m'amuse en revanche malgré tout en voyant la tete de nos "hommes politiques visibles " à cette memme television tel Aboudjerra Soltani qui harrangait hier soir les foules je ne sais plus quelle ville deja pour les sensibiliser zaama autour de la question Palestinienne, alors qu'on sait qu'il vaut mieux se la fermer sur ce chapitre et economiser leur salive, aucun discours pas meme celui du president de la republique lui meme ne changera quelquechose, si peut etre, leur proposer de leur envoyer des harraggas pour un suicide , pardon le djihad, ca peut etre "efficace", enfin sur le trés court terme, les amis d'aboudjerra soltani via Ben ladden, avaient deja fait le travail il y'a une vingtaine d'année deja pour des convois vers l'afghanistan, on connait la suite !

alors parler cinema à la television algerienne, c'est comme si on abordait du yadjouz layadjouz à la television suedoise, vous croyez que ca ferait serieux ? au mieux, les telespectateus prennenent cela pour une blague ! on a pas fini de blaguer !

samedi 5 avril 2008

La grande question de chaque instant

La grande question de chaque instant

par Kamel Daoud

Pour Albert Camus dans «L'homme révolté», la grande question, celle qui vous regarde tout le temps et dont vous évitez de croiser les yeux brillants et fixes, c'est celle-ci: faut-il vivre ou se suicider ? Mourir par décision ou par usure ? Tout le reste n'étant qu'habillages, salons, conjugaisons et démarches de crabes.

Pour l'Algérien, cet être vivant sur une terre qui pose peu de questions philosophiques mais qui traîne un gros cabas de réponses dépassées, la grande question, celle qui dort avec vous, plus près de vous que votre femme ou votre veine jugulaire, c'est celle-ci: faut-il partir ou rester ? On peut être ministre, riche, abdelazizien sonore, pauvre comme ses propres semelles ou confortablement assis entre Dieu et le Dinar, il y a toujours un moment de la journée, de l'année ou de la vie où on se pose cette question de fond qui ressemble à la question posée à la veille du 1er Novembre dans un salon de photographie algérois: faut-il prendre ses enfants ou son prénom et son nom et partir ou faut-il attendre que cela s'arrange, se redresse ou finisse par devenir mieux après avoir touché l'extrême du pire ? Faut-il vivre sa nationalité ailleurs et rester algérien pour ses parents et pas pour le drapeau, ou rester ici et en vouloir à ses parents pour l'accouchement, au drapeau pour l'arnaque, à son manque de volonté pour la géographie et à Bouteflika pour tout le reste ?

La vie de chaque Algérien est finalement faite et construite à partir de cette seule réponse à cette seule question. Tout le reste s'ordonne autour, avant et après, dès qu'on a répondu et même lorsqu'on répond à moitié. Selon la réponse, la vie peut être un exil ou un ricanement. Une réfection intime ou une lente rouille. L'Algérien ne se demande pas si Dieu existe mais si lui existe vraiment. On peut passer sa vie en Algérie en rêvant de la quitter ou passer sa vie hors de l'Algérie en rêvant soit d'y revenir, soit qu'elle revienne à la raison. Dès qu'on répond à la question, on se piège. Dès qu'on refuse d'y répondre, on se piège et on continue de vivre en se tournant le dos. On peut répondre à la question fondamentale avec une barque, dix grammes de kif, une barbe, un visa ou un faux visa ou avec un démo numérique. Ceux qui partent, partent définitivement, même s'ils reviennent l'été ou le ramadan, et ceux qui restent, restent assis sur des braises ou tout près de Bouteflika pour avoir quelques chose à faire dans la vie. Ceux qui décident de partir partent mais se sentent vides un peu partout. Ceux qui restent sont des idiots, des bouddhistes, des cosmonautes ou des gens qui tiennent à avoir des racines et une lampe de poche en guise d'avenir. Certains passent leur vie à essayer de partir, s'autres à raconter comment ils ont failli le faire et d'autres comment ils y ont renoncé et les derniers comment ils ont décidé de revenir malgré leur départ.

Chacun a donc à décider selon soi. En toute souveraineté, en toute intimité, loin du 1er Novembre ou de l'hymne national. C'est «La question». Une question de vie ou de mal vie. Certes, à la fin tout le monde meurt. Mais certains pensent qu'ils ont le droit de mourir avec le sourire heureux.

vendredi 4 avril 2008

yakoulni elhout khir ma yakoulni edoude

je suis entrain de regarder l'emission de HHC sur l'ENTV autour des harragas, on nous a fait un peu le tour de la question avec des reportages et un debat, c'est poignant et desesperant de voir la realité depasser la fiction !

j'aurais prefere au moins que ca se soit présenté par une autre personne qu'une ponte du regime tout de meme, decidement, nos autorités sont trop fortes, ils sont un peu à l'image des grands capitalistes qu'avait decrit Karl Marx, ils s'appropient meme les victimes de leur propres conneries ! l'entv qui pleure les harragas, c'est quand le tour d'El Moudjahid et EChaab nos pravda locales ?

un pays comme le notre, tout le monde est d'accord pour dire que c'est impensable qu'on soit encore à parler de harragas, et non seulement, c'est pas fini, mais ça a l'air d'un commencement d'exode, aucun espoir en perspectives...

il se trouve que je me retrouve presentement en France, j'avais emis le voeux à des amis de penser rentrer serieusement au pays, tellement la France devient un pays "compliqué" du moins pour certains, et bien que connaissant parfaitement la situation de notre pays du moins dans sa globalité, j'ai pas trouvé une seule personne qui m'a encouragé ne serait qu'etudier au prealable la question, à part ma mere, c'est Non, NIET, surtout pas, pas la peine, tu retournera en courant au bout de 3 mois si c'est pas avant, le pays pour les vacances c'est une chose, mais faire sa vie, c'en est une autre ! il n'y a pas meilleur sondage que celui la, meme la CIA et FBI reunis ne pourront avoir une meilleure image de notre pays que j'ai eu en confiant mes etats d'ames à mes proches !

vous imaginez donc mon effroi en voyant l'emission de l'ENTV, notre chaine crois pouvoir donner des "leçons" de dissuation aux candidats harragas, ce n'est qu'une epée dans l'eau, le bateau Algerie n'est pas solide, il tangue, et le terrorisme n'est meme pas la cause principale, bien qu'il soit pesant, c'est pas rassurant, et c'est frustrant de ne pas pouvoir connaitre les raisons exactes des causes de notre tragedie polito socialo economique bien qu'on les devine !

blog sur le sujet

retour en algerie

mardi 1 avril 2008

le regionalisme,cet archaisme bien de chez nous !

ce mot a ete tant utilisé, usé, galvaudé au point ou il ne veut plus rien dire ! pourtant, c'est un phenomene trés ancré dans la société algerienne, je dirais meme que c'est un de ses fondements, une constante nationale comme dirait nos khobzistes !
nos autorités n'ont jamais daigné "corriger" cet element destructeur de notre societé et notre nation en gestation, bien au contraire,les pouvoirs successifs n'ont pu se maintenir qu'en l'utilisant à leur avantages bien evidement et en perpetuant ainsi une des calamités que le colonialisme Français à su entretenir à dessein !
perso j'ai su ce qu'etait le regionalisme trés tot, à l'age de 8 ou 1O ans au grand maximum, et c'etait à l'occasion de notre demenagement de notre village natal au patelin voisin plus chanceux afin de poursuivre l'ecole sinon pour survivre !

on parlait pourtant la meme langue, à quelques mots ou accents prés, mais ça suffisait de nous voir taxé d'etrangers, d'envahisseurs, et de tous les joyeux adjectifs qu'on entend habituellement de nos jours pour parler d'une lointaine "race" étrangere immigrée !

quelques années à peine, j'avais assisté à une vraie guerre civile entre villagois ( sans morts toutefois ) avant l'heure H du style kosovo, Rwanda et autres Irak, pour une histoire de conduite d'eau, de route et autres gestion calamiteuse de l'APC du coin, problemes qui demeurent plus ou moins en suspend jusqu'a ce jour, preuve que nous n'avons pas avancé d'un iota !

depuis, je n'ai hélas jamais pu croire à la viabilité et la fiabilité de nos institutions, à la solidité de notre Nation ou à la sagesse de nos decideurs ! le hic dans tout cela, c'est que je n'ai plus de reperes, si d'aucuns ont pu trouver à quoi s'accrocher, à leurs "archs" pour certains, aux privileges de "gestionnaires attitrés" d'APC et autres officines pour d'autres, beaucoup ont trouvé en la religion le repere imparable, y compris pour ceux qui se hasardent à se convertir à d'autres chapelles ! dans tout cette pagaille identitaire, seule la citoyennete demeure dangereusement absente parceque voulue !

pourquoi parler de ce sujet et de cette maniere içi et maintenant ?

c'est juste un article d'aujourd'hui INFOSOIR D'ALGER sur un bidonville des environs d'Alger en 2008, c'est à peu prés la meme image que j'ai en memoire en pire bien entendu, parcequ'a l'epoque, on avait de l'espoir, on vivait certes pauvres et misereux, mais à la campagne, on se contentait de peu, on ne se hasardait pas à jalouser le riche ou tenter de le voler, c'etait assurement encore une bonne epoque malgré tout, ou tout etait possible dans le bon sens bien evidement ! tout fout le camp ? la sagesse recommande d'etre toujours optimiste !

le 1er Avril en Algerie par la caricature

la tradition du premier avril, bien qu'elle nous est culturellement étrangère,( nous on prefere s'eclater avec el m'harek ) reste une bonne occasion aux humoristes, deconneurs et autres caricaturistes, une façon de se defouler à peu de frais !
reste qu'il y'a des modes et des cycles, le fameux poisson en papier accroché au dos d'un gugusse ne doit plus faire rigoler grand monde, tellement les esprits sont ailleurs, ou sont ils alors ces esprits et que pensent ils precisement içi et maintenant ?
justement, voila le role d'une caricature de presse et l'utilité des caricaturistes !