mercredi 19 mars 2014

Le culte du palmier et la «botanique idéologique»

le titre est de kamel daoud à propos des palmiers de Mostaganem

Je reconnais qu'en me relisant de temps à autre, sans narcissisme aucun, j'ai l'impression que je me trompe pas souvent, ceci dit, je ne suis expert en rien, et donc, fatalement, quand je me trompe, c'est carrément l'opposé,ça parait idiot de le dire ainsi, mais essayez de juger un evenement ou prédire un truc, c'est rare de tomber juste ou complètement à l'opposé, en revanche, pisser à coté, c'est souvent le cas et pour tout le monde

une illustration ? j'ai souvent évoqué les questions d'environnement,et autres arbres malmenés en Algérie, et quand j'ai vu comment on a défiguré Alger avec les palmiers ( je n'ai toujours pas été convaincu qu'on les a ramenés de Biskra ) ma première prédiction etait qu'ils n'allaient pas faire longs feux vu le non sérieux de nos autorités et spécialement sur cette trop délicate opération qu'est la transplantation d'arbres

et bien à ma grande satisfaction couplée de frustration ( oui enfin, j'espere que vous me comprenez ) l'opération a non seulement été un succés, mais en plus élargie à tout l'algérois, comme dirait Kamel Daoud, nos décideurs ont vraiment appliqué le mot desert à la lettre, Alger est devenue Adrar ou alors Bordj badji mokhtar

dans un meme billet, je me suis extasié à la seule lecture du journal qui relatait un fait similaire, mais d'une trop grande modestie, la ville de Tizi ouzou avait réussi à transplanter un immense Olivier sur la place du meme nom à l'entrée de la ville, certains appellent le lieu, l'olivier de Matoub Lounès

récemment, je me suis décidé à aller le voir, j'ai marché beaucoup et questionné pas mal de passants, personne ne comprenait ce qu'est cet olivier transplanté, on pourrait mettre cela sur le dos de la langue, que nenni, les gens de tizi vous parlent dans toutes les langues comme tout méditerannéens qui se respectent, en revanche, leur attachement à l'environnement est semblable à ceux des autres Algériens, au mieux des paresseux, sinon des crasseux

une fois arrivé sur les lieux et sans savoir encore que j'y étais à quelques centimètres, deux bonhommes ont largement rigolé et m'ont pointé du doigt l'olivier à mes pieds, tout chétif à peine sorti de terre, ah oui, l'ancien olivier n'avait pas fait long feu, tu pales, il n'avait laissé aucune trace dans la mémoire des habitants, hélas, je crois bien que c'est également le cas pour l'actuel

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