dimanche 16 mars 2014

Non Mr Selim ( quotidien d'oran ), l'un n'empêche pas l'autre, il y a complot et du mégalo

Notes perso: En lisant l'edito du quotidien d'oran que j'apprécie tout particulièrement, je n'ai pas pu m'empêcher de sursauter à la lecture de la synthèse, conclusion ou rêflexion, appellons la comme on voudra, de l'exellentissime Mr K. Salim à propos de du "dossier" Ghardaia,

comment peux on d'emblée exclure une manipulation étrangère, bien que le terme "PROBABLEMENT" se voulait mesuré, tout cela parce que nous sommes, il est vrai, TOUS excédés par les décideurs d'Alger ?

l'un n'empêche pas l'autre, c'est le cas de le dire, il est trés facile d'affirmer que "la question de Ghardaia" n'est que le reflet, sinon le cumul de ce que vivent les autochtones depuis des années, comme d'ailleurs partout dans le pays, mais faire croire qu'il y aurait éxagération lorsqu'on évoque un complot étranger ( cher à cette vraie fausse trotskyste de Louisa Hanoune ) ourdi par les occidentaux, c'est se moquer du monde Mr Salim,

comparaison n'est pas raison, mais pour ce qui concerne la voisine Libye, psychologiquement toute proche, le cas Kadhafi, il y a bien eu complot, et pourtant accompli par des acteurs libyens pour les meme raisons qu'on risque "PROBABLEMENT" d'en faire les frais à notre tour.

GHARDAÏA, POURQUOI ?

par K. Selim

Ils sont très nombreux les Algériens à être, plus qu'atterrés, littéralement sidérés par la succession des événements à Ghardaïa. Cette irrésistible rétrogradation par la violence que rien ne semble arrêter du vivre en commun. Une violence abjecte qui ne trouve rien sur son chemin, pas même les outils classiques de la préservation de l'ordre public, suscite des interrogations. Manipulations liées aux élections ? L'explication n'est guère convaincante, les Algériens de Ghardaïa et d'ailleurs n'ignorant pas que les élections sont déjà courues.

Ceux de Ghardaïa, des deux communautés, ne comprennent pas eux-mêmes ce qui arrive et comment le feu se rallume après des brèves périodes de rémissions qu'on ne peut même pas appeler des trêves. Des problèmes de foncier ? Il y en a probablement autant que dans le reste du pays avec des distributions injustes liées à la proximité ou non avec le pouvoir. Cela renvoie bien sûr à une incapacité à réaliser un aménagement du territoire fondé sur l'approbation des populations. Et quand les modes d'affectations régaliennes, par définition injustes, sont la règle, on crée des clientèles, on ne suscite jamais l'adhésion raisonnée et responsable. Des Algériens, de plus en plus pessimistes, commencent à s'alarmer. Et à voir dans ce qui arrive à Ghardaïa, dans cette perte de contrôle des pouvoirs publics, dans l'incapacité des élites traditionnelles à contrôler des jeunes «mis en guerre» pour d'obscures raisons, un phénomène généralisable.

Il y a eu déjà en Kabylie, il y a quelques années, une réaction régressive par les arouchs qui a durablement affecté toutes les organisations militantes et partisanes qui inscrivaient leur action dans une perspective démocratique nationale. Le pouvoir y a gagné des ralliements, un affaiblissement de la contestation politique, mais l'Algérie y a beaucoup perdu. Ce qui se déroule à Ghardaïa montre que le mouvement de la régression poursuit sa marche. On a souvent tendance, par facilité de langage, à critiquer «l'immobilisme» du régime. C'est une formulation impropre. L'Algérie, en dépit du vieux discours du «spécifique», ne déroge pas aux lois de l'histoire. Une société n'est jamais immobile, elle est en mouvement. Mais le cadre dans lequel elle évolue influe sur la direction de ce mouvement. Cela peut être un mouvement vers l'avant où la créativité et la solidarité des femmes et des hommes s'expriment sur la base d'un patrimoine historique commun. Cela peut également - et les exemples ne manquent pas - être un mouvement régressif où l'idée nationale s'étiole au profit du «localisme» sans envergure de la tribu, du arch, du douar voire du quartier.

L'Algérie est née d'une grande révolution inscrite dans un mouvement mondial de libération et progrès. Les acteurs du mouvement national et l'implication des Algériens dans la guerre de libération nous ont légué un patrimoine que nous devions maintenir vivant. Par la citoyenneté effective, par la participation, par les libertés, par la reddition des comptes de ceux qui ont la charge de diriger le pays. Et cela comporte nécessairement une exigence de résultat et de mise en concurrence des projets et des compétences. Quand tout cela fait défaut, le pays ne se fige pas dans une impossible immobilité - comme le rêvent ceux qui détiennent les leviers du pouvoir -, il régresse. Et au rythme de la plongée dans la déshérence, ce pays peut revenir très loin en arrière.

LE PLUS GRAVE EST QUE GHARDAÏA N'EST PROBABLEMENT PAS UNE CONSPIRATION, MAIS L'EXPRESSION DE LA REGRESSION DE L'ETAT ET DE LA SOCIETE. A GHARDAÏA, LES CLIENTELES TRADITIONNELLES ET LES NOTABILITES NE SONT PLUS EN MESURE D'INFLUER SUR LE COURS D'UNE SITUATION TELLEMENT DETERIOREE QUE CE SONT LES PLUS VIOLENTS PARMI LES JEUNES QUI MENENT CE JEU DE LA MORT. LE MOUVEMENT DE LA REGRESSION IMPRIME PAR LE SYSTEME ALGERIEN S'ACCELERE. GHARDAÏA N'EST PROBABLEMENT PAS UN COMPLOT. GHARDAÏA EST UN REFLET D'UNE IRREPRESSIBLE DERIVE. GHARDAÏA EST, AVEC CERTITUDE, UN REVELATEUR DES MENACES QUI PESENT SUR LA COHESION DE CE PAYS ET L'IDEE MEME DE NATION. C'EST UN GRAVE AVERTISSEMENT !

EDITO K Selim Quotidien Oran

Aucun commentaire: