dimanche 17 août 2014

Une Agréable Gaada avec Cheikha Rabia à Oujda

Notes perso : chez El Watan, on ne se fatigue pas trop pour vérifier de quoi on parle, illustrer un article sur cheikha Rabea par une photo de Cheba Zahouania, je ne sais pas si l'erreur ferait plaisir aux intéressées

La grande scène d’honneur du Festival international du raï d’Oujda (Firo) a vibré jeudi soir au rythme de la gasba (flûte) et du gellal (percussion) avec Cheikha Rabia El Relizania. Symbolisant le croisement de deux profondes traditions musicales ancrées dans l’ouest algérien, l’une masculine et l’autre féminine, qui donnera plus tard naissance au raï, le style «meddahate» a ainsi été à l’honneur lors de cette soirée.

Un style musical rageur, authentique, profond comme le blues et rebelle comme le rock… Du haut de ses 68 ans, Cheikha Rabia est l’une des dernières survivantes de cette génération de «meddahate», ces orchestres féminins rendus célèbres par les regrettées cheikhate Rimitti et Djenia. Sur la méga-scène du festival et face à une esplanade pouvant contenir jusqu’à 120 000 spectateurs, selon les organisateurs, la fille du Mina interprète Ana hak, Liberti et Kayen rabi, chanson culte de cheikha Djenia — de son vrai nom Mebarki Fatna — à laquelle elle rendra un vibrant hommage.

Spontanée et profonde, légèrement voilée, sa voix résonne sur fond de complaintes racontant les amours déçues, les illusions perdues et la solitude des âmes sans sœur... «Notre génération a dû braver beaucoup d’interdits pour que le raï puisse voir le jour. Je suis contente de voir que le raï continue encore aujourd’hui à capter l’adhésion d’un large public», devait-elle dire plus tôt en conférence de presse. Cheikha Rabia, qui vit aujourd’hui entre Alger et Paris, a estampillé son premier album en 1999 chez Virgin. En 2006, elle enregistre l’album Liberti suite à sa rencontre avec la productrice Dinah Douïeb.

Avant elle, Abdou Deriassa, dont c’est la première participation au Firo, se chargea de donner le coup d’envoi de cette soirée aux côtés de Dj Kim. Nejma Katbia, Gueddara, Yamina, El moumarida et El Aouama ont, entre autres, plongé le public dans une ambiance électrique et rythmée, au grand bonheur de ses admirateurs. Des ballades ayant marqué la musique algérienne dans les années 1960 et 1980 et que Abdou a remis au goût du jour en revisitant leur structure musicale.

Il a, d’ailleurs, enrichi le répertoire légué par son aïeul, Rabah Deriassa, avec l’introduction de plusieurs styles musicaux dans son dernier opus sa dernière Saate. «C’est une expérience réussie puisque l’album, selon le chanteur, a reçu un accueil favorable de la part du public.» Sur un autre registre, Kader Japonais, désormais habitué aux scènes marocaines, enchaîne avec Mama Mamia et Jibou la brigade, de quoi mettre sens dessus dessous l’esplanade du la scène d’honneur, mitoyenne du stade éponyme.

Mais le clou de cette soirée a été le passage remarqué et soutenu de hadja Zahouania, de son vrai nom Halima Mazzi. Fidèle à son statut de diva du raï, elle a chanté ses plus beaux succès, impérissables, à la grande joie de ses fans qui n’ont pas hésité à reprendre en chœur les refrains de ses tubes les plus connus. Même si, pour d’aucuns, Zahouania reste depuis quelques années figée dans un répertoire qu’elle n’a pas renouvelé depuis plus de 20 ans….

via el watan

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