samedi 11 octobre 2014

Face à la prochaine Crise Alimentaire, il ne faut surtout pas aujourd'hui se taire

Ces lignes, comme bon nombre d’alertes émises auparavant, sont destinées à nous interpeller sur une crise alimentaire dans l’histoire des peuples du Maghreb sans précédent.

Oui, nous sommes déjà confrontés à un problème de survie, à la lumière d’un petit calcul d’épicier, une certaine lucidité dans la prospective nous met directement dans le giron de l’aide humanitaire internationale.

Ce sont nos attaches au virtuel du quotidien qui nous font croire que le chaos est loin devant nous, mais en fait nous le vivons depuis un certain temps déjà.

Les révoltes, immolation, harraga…, sont autant d’innombrables alertes à la ruine du pays qui éclaboussent quotidiennement la bulle dans laquelle nous tentons de nous protéger, sans pour autant arriver à la faire éclater. Le vide de notre soumission et l’absence sociale, ont fini par les assimilés en faits divers et sans plus.

Nous pouvons considérer que nous avons adopté l’économie rentière comme mode de gestion depuis que le baril a dépassé les 20 $ c’est-à-dire au milieu des années 70. Il est connu aussi qu’entre 1999 et aujourd’hui, 80% des recettes des hydrocarbures du pays depuis 1962 ont fini par nous piéger dans le système rentier. Mais nous savons que la production d’hydrocarbures est entré dans un déclin naturel depuis 2008, et que toutes les gesticulations des hommes du pouvoir ne pourront pas la redresser de façon sensible.

Nous savons que ce déclin suit une courbe régressive en valeur et en volume qui va rencontrer celle de notre consommation engagée dans une croissance frénétique et incontrôlable. En absence de tout dialogue autour d’une réflexion d’une Algérie républicaine, la jonction des deux courbes est imminente. L’orientation de la nouvelle loi des finances est là pour le confirmer. De façon unanime les analystes crient au tsunami et à la glaciation pour qualifier l’inévitable misère qui s’abattra d’une façon effroyable sur le pays. Cependant sans tissus productifs, il apparaît clairement que la souveraineté et l’intégrité nationale sont plus que jamais menacées par la confrontation à la survie de la population.

Insidieusement le pouvoir s’est arrangé pour qu’il ne doive absolument plus rien au travail et au génie de la population, il a réduit l’économie du pays à un simple troc et toutes les compétences se retrouvent marginalisées avec une fuite de cerveaux hémorragique inégalée. Nous savons que notre consommation n’est pas le reflet du fruit de notre labeur, mais celle de la valeur des recettes de pétrole.

Au jour aujourd’hui, qui d’entre nous ne serait pas désarçonné par la naïve question ; que produit votre pays ?

Comment en sommes nous arrivé là ?

Jusqu’à la fin des années 60, l’Algérie était le premier exportateur des produits de la terre de la rive sud méditerranéenne (niveau qui aurait été atteint par le Maroc en 2000 !).Depuis l’adoption de l’économie de rente les importations alimentaire sont passées successivement de 1- 2-2,7- 8,9 milliards de $ correspondant aux années 70-80-2003-2008, pour atteindre 9 milliards de $ en 2011, cette année, 2014,nous dépasserions les 10 milliards de $. Nous remarquons que dans l’évolution exponentielle des chiffres, prise dans la frénésie générale, la facture alimentaire s’est multipliée par trois en cinq ans en corrélation étroite avec les recettes de Sonatrach. Juste pour les quatre premiers mois de l’année encours (2014) les blés (tendre et dur) à eux seul ont coûté près d’un milliards de $ soit l’ensemble de la facture alimentaire de 1970. Les chiffres nous montrent aussi que depuis 1970 la facture alimentaire s’est multipliée par 10 alors que la population qui s’est multipliée par à peine 3 !!

suite de l'rticle sur Hchicha net

Sofiane Benadjila @Facebook 8 octobre 2014, 05:01

Aucun commentaire: