dimanche 30 novembre 2014

Que se passe il à Touggourt ? et pourquoi toujours l'intervention des tontons macoutes ?

Un philosophe chauve d´Alger, connu mondialement dans son quartier, a eu cette réflexion sous le soleil ardent : «A nos latitudes, les séries de Inchallah conduisent souvent aux Lahghaleb.» La séquence invocation-action-échec et déculpabilisation se passe à chaque segment en dehors de l´homme, devenu la corde de la guitare et non plus la main du guitariste.

Dans cette nouvelle théorie des cordes version locale, on vote pour un Président en souhaitant, Inchallah, qu´il conduise le pays vers des terres plus prospères et si le même Président reste 20 ans sans avoir remonté le pays dans les divers classements internationaux, c´est Lahghaleb, ce n´est ni de sa faute ni celle de ses électeurs mais celle du destin, d´ailleurs particulièrement pervers sur l´Algérie.

Le fait n´est pas nouveau, mais l´islamisation de la société aura en ce sens aidé le régime : personne n’est responsable, tout est entre les mains du Tout-Puissant, le fameux «âzza wadjal». C´est le syndrome de celui qui espère en remettant les clés de sa maison au destin et qui, une fois l´échec avalé et sa maison cambriolée, accuse le même destin d´avoir fait les doubles de ses clés en cachette. En attendant d´Inventer la formule «Inchallahghaleb» pour résumer la gestion gouvernementale de ces dernières années, la logique qui veut que les actions du présent n´ont aucune influence sur les résultats du futur est bien installée.

En faisant du suffrage universel ou du contrôle parlementaire de l´action du gouvernement des futilités bassement humaines là où ce sont les puissances cosmiques qui dirigent par télécommande infrarouge, le résultat est évidemment l’irresponsabilité de la classe dirigeante avec son corollaire, l’impunité, et donc la corruption et la rapine. Heureusement, tout n’est pas aussi grave puisque nous sommes vivants, nous mangeons et dormons, comme les oiseaux, les lézards et les grenouilles. Hamdoullah.

Chawki Amari

cette chronique est dédiée pour toi, mon cher Mohamed Lazhar Zibour, l'ami de toujours

Deux manifestants tués, plusieurs blessés : Touggourt s’embrase

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