jeudi 18 décembre 2014

Le Pouvoir serait il l'allié de Daech en Algérie ? Kamel Daoud nous oblige à poser la question

Notes perso, le lien entre le pouvoir, daech, et kamel Daoud, c'est une fetwa comme on en pond tous les matins dans nos officines manipulées par des cercles occultes, ou alors par l'obscurantisme crétin inné, aujourd'hui, pondre une fetwa pour une histoire qui releve d'une banalité affligeante de liberté d'expression et de rédaction intellectuelle, demain on coupera les tetes pour les memes raisons, et on ne trouvera plus à rien à redire, puisque aujourd'hui on dit rien

Après l'appel au meurtre lancé contre l'écrivain par un imam salafiste, beaucoup d'hommes et de femmes et des politiques affirment leur solidarité avec l'auteur de Meursault, contre-enquête.

Lorsque Le Figaro avait interviewé Kamel Daoud, il y a quelques semaines, l'écrivain répondait de la manière suivante à la question «Pourquoi écrivez-vous en français et pas en arabe, votre langue maternelle?»: «La langue arabe est piégée par le sacré, par les idéologies dominantes. On a fétichisé, politisé, idéologisé cette langue.» L'auteur de Meursault, contre-enquête ne croyait pas si bien dire. Mardi 16 décembre, Daoud faisait l'objet d'une fatwa par un obscur imam, Abd El Fettah Hamdache. Cet homme écrivait sur sa page Facebook: «Si la charia islamique était appliquée en Algérie, la sanction serait la mort pour apostasie et hérésie» de l'écrivain.

Les réactions n'ont pas tardé. D'abord, Daoud a porté plainte. En France, on s'est indigné de ce véritable appel au meurtre d'un autre temps. En Algérie, aussi. Comme le rapporte le quotidien francophone El Watan, une partie du pays a dit son indignation contre Abd El Fettah Hamdache. Et a affiché sa solidarité avec le jeune écrivain. Il y a eu d'abord des hommes et des femmes qui ont réagi sur les réseaux sociaux, Facebook et Twitter en tête. Le journaliste est suivi par plus de 10.500 personnes.

«Ce combat nous concerne tous» Le Rassemblement pour la culture et la démocratie

Mais des hommes politiques ont également pris la parole pour le soutenir. Toujours selon El Watan, Le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), l'un des plus importants partis algériens, qui se définit comme une organisation laïque a, dans un communiqué officiel, exprimé avec conviction et virulence «son entière solidarité à Kamel Daoud et à toute l'élite intellectuelle et tient pour responsables les autorités contre toute atteinte à l'intégrité morale et physique d'un des membres de la corporation journalistique qui a payé un lourd tribut.

»Le précédent est extrêmement grave et confirme la démission de l'État et de sa justice, incapables d'assurer la défense des citoyens contre les extrémismes et les injustices. Ce combat nous concerne tous». Le Fondateur du RDC a lui-même pris la parole pour affirmer «la solidarité à l'endroit de Kamel Daoud est à la fois un devoir envers un compatriote, qui n'a jamais baissé la garde ni cédé à la démagogie ambiante et un engagement pour notre pays menacé par des dirigeants qui ont décidé de rejouer la scène morbide du chantage au péril intégriste pour préserver leurs intérêts.»

Côté dirigeants, un silence assourdissant

Un autre parti récemment créé, qui s'oppose au gouvernement et a appartient à la Coordination pour les libertés et la transition démocratique, a signifié par la voix de son président, son soutien à Kamel Daoud «après l'outrage de la fatwa qu'il vient de subir». En revanche, du côté des dirigeants en place, on n'a encore rien entendu. Un silence assourdissant, pendant que l'imam salafiste continue de pérorer à la télévision ou à la radio.

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