mardi 30 décembre 2014

-Urgent- Prise d'Otage à Tamanrasset : le Réveillon compromis

Les habitants du village d’Izarnen, relevant de la commune de Tamanrasset, ont procédé, ce mardi 30 décembre, à la fermeture de la route menant vers le majestueux mont de l’Assekrem -l’un des plus importants sites touristiques en Algérie- pour réclamer leur part de développement.

Peu après 8 heures du matin, la route a été barrée à l’aide de plusieurs barricades et d’objets hétéroclites dressés par les villageois qui ont protesté contre « le mutisme » des autorités locales et « leur insouciance » quant à la prise en charge des problèmes dans lesquels ils se débattent depuis l’indépendance.

Face à la détermination inébranlable des protestataires, les touristes ayant prévu de passer le réveillon à Assekrem n’ont fait que rebrousser chemin. Les adeptes de ce lieu de villégiature le plus prisé en cette période de fin d’année ont été ainsi privés de contempler de près les plus beaux coucher et lever du soleil au monde.

« Personne ne passera si les autorités compétentes continuent de nous faire la sourde oreille », menace un représentant du village. Les villageois de cette localité, distante de 30 km de Tamanrasset, ont égrené un chapelet noir en énumérant une série de problèmes qui meublent leur piètre quotidien.

Le bitumage de l’unique route menant vers cette bourgade déshéritée reste toutefois la première revendication formulée. « Les habitants d’Izarnen- une entité de tribus taguies- souffrent et continuent de souffrir le martyre à cause de la dégradation de la route reliant le village au chef lieu communal (…).

Beaucoup de malades, notamment les femmes enceintes et ceux dont l’état de santé s’est aggravé en l’absence d’infrastructures et de moyens sanitaires au village, ont rendu l’âme au cours de leur évacuation vers l’hôpital de Tamanrasset » s’indigne le représentant du village, Ibba Khadir en brandissant de plusieurs lettres de doléances adressée vainement au premier magistrat de la wilaya.

Notre interlocuteur revient avec amertume sur le décès tragique des deux parturientes originaires des hameaux de Taghemout et Amanidane, survenu l’été dernier. «Après l’alerte, les ambulanciers ont mis plus d’une heure pour arriver.

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